Lancement de la série : comment simplifier mon projet (innovant) ?

Au fur et à mesure des projets sur lesquels j’ai travaillé, j’ai remarqué une fâcheuse tendance : celle à complexifier. Alors que la plupart du temps, il est possible de démarrer très simplement. Cela m’a donné envie de rédiger une série d’articles sur la simplification en matière de projet.

Comment expliquer ce comportement ? Voici quelques arguments que vous entendrez régulièrement et qui vont à l’encontre de la simplification. A l’écoute de ces phrases, votre voyant rouge doit s’allumer :

  • pour faire plus « pro »
  • faire comme « X » ou « Y » (remplacer X ou Y par des acteurs établis comme Uber, AirBnb, Made.com, etc.)
  • pour affiner l’offre (c’est-à-dire modifier une offre non testée sur une base client non existante)
  • pour être (plus) fier de son produit
  • pour utiliser une meilleure techno (un meilleur outils de tracking, une meilleure solution de relance client, un site plus rapide, etc.)

Derrière toutes ces explications, ou plutôt justifications, il y a une raison. C’est la peur de se confronter à la réalité du marché, aux retours de vrais utilisateurs. C’est humain et c’est bien compréhensible, mais c’est une grave erreur.

Malgré la démocratisation du lean (notamment le Lean Startup), les projets sont souvent trop complexes, ce qui retarde le temps de mise sur le marché et augmente grandement le risque d’échec. Vos ressources sont limitées et plus tôt vous comprendrez votre marché, plus tôt vous pourrez effectuer les ajustements nécessaires : prix, communication, cible. Eh oui votre offre/produit n’est pas parfait. Rassurez-vous, c’était le cas de la quasi-totalité des entreprises établies que vous connaissez au moment où elles ont démarré.

Et si on faisait simple ?

Cela m’a donné l’envie de lancer une série d’articles « cas pratiques ». L’idée est d’identifier un projet, réél ou fictif, et de montrer en quoi il est simple ou comment il pourrait être simplifié. Du petit projet qui démarre (rien de péjoratif dans l’adjectif « petit », il faut bien démarrer un jour) à la startup établie, en passsant par les grands comptes. La graine que je souhaite planter à la fin de chaque article est que l’objectif est plus important que les moyens. Que le service rendu est plus important que les paillettes aux yeux.

Formulé ainsi, c’est une évidence. Pourtant la complexification nous guette tous ! Débusquons la ensemble !

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